MISSION CES 2013

Communiqués

CATEGORIE

Biotechnologie
Business
Carte à puce
Chiffre
Commerce Electronique
Divertissement
Electronique
Energie
Environnement
Etudes
Evénement
Informatique
Internet
Livres
Logiciel
Matériel
Médical
Multimédia
Nanotechnologie
Nomination
NTIC
Open Source
Réseau
Sécurité
Services
Social Media
Société
Stockage
Stratégie
Télécoms
Téléphonie
Technologie
Tourisme
Virtualisation

REPORTAGES

VIDÉOS

interview

CONTACT

Paiement
Contact

Accueil du site > Communiqués de presse > Environnement

Dans la même rubrique

Le satellite ESA va cartographier et quantifier la biomasse dans les forêts (...)
Des nano-scientifiques ont développé un nouveau type de système de (...)
Le temps des buildings préfabriqués est-il arrivé ?
Aimeriez-vous porter une chemise pendant 100 jours sans la laver (...)
Au Pérou, un lave-linge/séche-linge pour 35 € propulsé par le pied

Lorsque le caoutchouc prend la route

lundi 2 juillet 2012, par Bernard Neumeister

Environ une crise cardiaque sur 50 dans les riches pays européens est causée par une exposition chronique à la circulation bruyante, selon l’Organisation mondiale de santé (OMS). Les conséquences néfastes de la pollution sonore dans ces pays arrivent en seconde position, après ceux résultant d’un air sale, pour l’OMS. Une exposition à long terme peut provoquer des déséquilibres hormonaux ainsi que des problèmes de santé mentale.

Des barrières en bordure de route peuvent contribuer à atténuer le vacarme, mais ils sont chers - jusqu’à 500 000 € du kilomètre, et ils servent souvent de supports pour les graffitis. En outre, ils fonctionnent moins bien les jours de grand vent et ne sont pas pratiques le long des rues des villes. Heureusement, il existe une autre option.

En ajoutant des "miettes" de caoutchouc, récupérées à partir de pneus déchiquetés, à du bitume et de la pierre concassée utilisés pour faire de l’asphalte, les ingénieurs conçoivent des rues plus tranquilles. D’abord utilisé de façon expérimentale dans les années 1960, cette asphalte caoutchoutée et plus souple réduit d’environ 25 % les bruits de la circulation. Mieux encore, elle dure aussi plus longtemps que de l’asphalte normale.

Il n’est pas surprenant, que l’asphalte caoutchouté prenne de l’ampleur. Suffisamment de pneus sont recyclés en Amérique chaque année pour produire 32 000 kilomètres de voie, ce qui est aussi suffisant pour ré-ouvrir environ 0,5% des routes en Amérique, selon Liberty Tyre Recycling, une société de Pittsburgh qui gère environ un tiers de pneus recyclés aux Etats-Unis. Les routes en caoutchouc sont aussi très populaires en Chine, Brésil, Espagne et Allemagne.

Leur popularité pourrait se propager plus loin, car il est maintenant possible de fabriquer de l’asphalte caoutchouté qui coûte moins cher que le "traditionnel"

C’est parce que le caoutchouc peut remplacer partiellement le bitume, le liant utilisé pour tenir les pierres concassées ensemble dans de l’asphalte ordinaire. Le bitume est dérivé du pétrole, ce qui signifie que son prix a augmenté au cours de la dernière décennie aux côtés de celui du pétrole brut. Les pneus mis au rebut, en revanche, ne coûtent pas cher et sont susceptibles de devenir encore moins cher. Dans les pays riches, environ un pneu est jeté par personne et par an. Ils s’accumulent particulièrement vite en Europe, où leur mise en décharge est interdite depuis 2006.

De l’asphalte caoutchouté réduit le bruit de deux manières. Les pores entre les pierres dans l’asphalte standard doivent être petites, parce que si les écarts sont trop grands, le liant assuré par le bitume ne peut pas faire son travail correctement. L’ajout de caoutchouc épaissit le bitume. Cela permet de créer de plus gros pores, qui aident à piéger et disperser les ondes sonores. Le bitume lui-même en caoutchouc est souple et légèrement élastique, ce qui lui permet d’absorber plus d’énergie sonique indésirable.

Les pneus déchiquetés ne sont pas dit leur dernier mot dans les garnitures exotique des routes. Une substance appelée PERS (poro-elastic road surfacing ou ou revêtement routier poro-élastique), est en cours d’élaboration avec un mélange d’argent privé et public dans l’Union européenne. Il est composé d’un mélange de roche broyée, de caoutchouc et polyuréthane, une matière plastique synthétique qui remplace le bitume de l’agent liant et permet de plus gros pores à la surface de la route.

Le PERS n’est pas pas cher, et coûte environ cinq fois plus que l’asphalte caoutchouté. Mais vous obtenez ce que vous payez. Des tests suggèrent qu’il peut réduire de moitié, le bruit routier. Dans certaines zones particulièrement bruyants, estime Luc Goubert, qui coordonne le projet PERS au Centre de recherche belge de la route à Bruxelles, les avantages qui en résulteraient, couplés à des taxes locales, pourraient aider à couvrir le coût.

- http://www.brrc.be/crr/f00-00.php
- http://tinyurl.com/88fpje5

RECHERCHE

SPONSORS